À nos alentours, Compagnie

Propos

  • L’autre,
  • cette Terre Inconnue.
  • Mais quel autre ?
  • Celui d’en face ? Celui du dedans ?
  • Celui qui me regarde là-bas,
  • différent et pourtant si semblable ?
  • Ou celui que l’on croit ou veut être,
  • que l’on cherche en soi, entre peurs et envies ?
  • Mon double,
  • qui es-tu, où es-tu,
  • où sont tes possibles ?
  • Á quoi joues-tu ?

Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes

Charleville-Mézières / OFF 2013

  • MJC Gambetta V. 20 20h45 & 22h45
  • Garden Ice Café S.21 19h00 & 21h30
  • CSC RondeCouture D.22 14h30 & 18h00
  • CSC RondeCouture M.24 14h00 & 19h30
  • CSC Manchester J.26 10h00
À nos alentours, Compagnie
À nos alentours, Compagnie

Bien des questions, qui habitent autant les jeux des enfants que nos métaphysiques
intimes. Qui sont celles du comédien, dans son rapport au personnage comme à la
marionnette.

Interrogations communes qui ont fédéré la rencontre de deux comédiennes dans
l’envie de ce spectacle à deux voix, quatre mains, promenade poétique et ludique
du côté du Je et du Jeu.
Dans cette petite forme pour tout public, au dispositif sobre et sans artifice, aux
matériaux volontairement simples, marionnettes et comédiennes se partagent
texte et jeu, lumière et ombre, questions et réponses, pour cheminer ensemble
dans cette tentation/tentative d’être avec, avec soi ou l’autre, mais d’être.

À nos alentours, Compagnie
À nos alentours, Compagnie

Genèse

Au tout début du début, il s’est agi d’une commande. La responsable de la
compagnie a eu le désir de réunir sur le plateau les deux comédiennes, Sarah
Darnault et Valérie Mornet, en leur laissant toute latitude pour le projet.
Nous avons choisi de relever le défi, travailler ensemble pour la première fois.
Très vite, le plaisir a été évident de bénéficier de cette liberté pour tout construire.
C’est ainsi que très vite également, nous avons su qu’il n’était pas question pour
nous de nous emparer d’un texte existant. De même, nous savions que la
marionnette serait présente dans le jeu.
Cela étant posé, il ne restait plus qu’à écrire et fabriquer les partenaires.
Á partir de ce moment, il s’est agi de définir nos envies plus précisément :

  • explorer la question du double, de la gémellité, de l’autre en soi-même,
    question pour laquelle notre intérêt est ancien.
  • laisser libre cours, dans l’écriture, au jeu avec le langage, les mots, les
    sonorités.

Notes d’intention

Nous voulons ici cheminer à travers les questions du double, de l’alter ego, du
regard de l’autre et de la peur qu’il suscite, pour chacun d’entre nous comme pour
le comédien. C’est pour cela que nous avons convoqué la marionnette : elle est ici à
la fois la « poupée » dans laquelle l’enfant qui joue se projette, l’objet que le
manipulateur fait vivre comme personnage autonome, et le double du comédien,
mais affranchi du regard de l’autre.
Les rapports qui se tissent alors entre ces quatre-là, deux comédiennes et deux
marionnettes, nous voulons qu’ils se déclinent de façon ludique, entre drôlerie,
profondeur et tendresse, dans un chassé-croisé de la parole qui démystifie, pour
l’enfant comme pour l’adulte, la peur d’être regardé, de s’offrir à être vu.
Il s’agit alors de parvenir – sans jamais se prendre au sérieux (ni didactisme ni
moralisme), et grâce aussi aux choix d’un jeu d’acteurs dépouillé de tout
psychologisme – à rire de soi, à rire de cette peur pour la dépasser, et ne plus
considérer l’autre comme un danger. Parvenir, simplement, à généreusement
goûter le plaisir d’être ici.
À cette qualité de « présence simple », qui fait l’objet de notre propos, nous
voulons aussi soumettre les moyens que nous employons : une scénographie
dépouillée d’artifices, des matériaux sans sophistication aucune, pas d’effets qui ne
soient à vue, pour construire aussi une forme légère dans son implantation,
capable de s’adapter « sans peur » à différents lieux, et accessible à tous les publics
à partir de 6 ans, pour n’oublier ni l’adulte en l’enfant ni l’enfant en l’adulte.

La compagnie

Créée en 2009 et basée en milieu rural, la compagnie a pour vocation de faire
découvrir des auteurs, des œuvres qui ne sont pas forcément issues du répertoire
théâtral.
À son actif, trois créations professionnelles :
« Jours Fragiles » d’après un roman de Philippe Besson,
« J’habite une seule maison » d’après une œuvre de Valérie Linder,
« D’être ici » co-écrit par Sarah Darnault et Valérie Mornet.
Les soirées lecture « à voix haute », durant lesquelles chacun peut faire partager son
dernier coup de cœur littéraire, permettent à toutes et tous de participer à ce
processus de découverte.
En 2009, dans le cadre de la soirée inaugurale, nous écrivions :
« Ce soir-là, nous vous raconterons ce que nous avons rêvé de créer ici et autour.
Nous vous proposerons des extraits de ça, des bouts de ci, des images de là où
nous sommes, où nous voulons aller…
Ensemble : peut-être ? Avec : toujours… »
En 2012, nous créons « D’être ici ». Ainsi il est un fil ténu qui, si nous l’oublions
parfois, nous tisse, nous costume, nous porte…
Et des frusques endossées il y a trois ans, à nos futures parures à inventer, il n’y a
que des tissus à coudre, découdre et endosser.

À nos alentours, Compagnie
À nos alentours, Compagnie

Contact :

Colette Arnaud,

  • tél : 06.20.37.51.22
  • 06.77.74.92.02
  • Mail : anosalentourscompagnie chez orange.fr
  • Blog : anosalentourscompagnie.blogspot.fr

Voir aussi :